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 •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander

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MessageSujet: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Dim 10 Avr - 18:08




Sous tension. Comment ne pas l'être hein. Le calme avant la tempête on pourrait dire, mais ce ne serait pas assez fort pour dire ce qu'il se passait. Une simple mot et tout s'était écroulé. Son départ me tuait. Pourquoi avait-il fait ça ?! Pourquoi il était parti alors que je comptais tellement sur lui ?!! Mes larmes tombaient directement sur le sable encore chaud du début de soirée. Je pensais que la douleur ne pourrait pas me faire souffrir autant, j'avais bel et bien tort. Je m'étais donc trompée à ce point. Quelle conne je suis. Je ne comprenais toujours pas sa décision, mais ce n'était pas comme si j'avais le choix. Je devais l'accepter et me taire. Surtout me taire. Ainsi que souffrir dans le plus grand silence. J'essuyais mes larmes, mais rien n'y faisait. Il venait de saigner à froid mon cœur qui se mourrait petit à petit. Comme si j'avais besoin de ça Romain. Tu m'as tellement fait rire, rêver, et tout cet amour ... Je soufflais et chassais ces gouttes d'eau salés pour de bon. Tu n'aurais jamais du faire ça, mais je vais me relever. Je l'ai toujours fait et ce ne serait sûrement pas toi la cause de ma descente aux enfers. Si je devais terminée cette vie, tu n'en serais ni la cause ni la personne pour qui je le ferais. Tu ne le mérites pas, pas du tout.

Je pris toute la place sur le sable, m'allongeant. Le soleil rayonnait encore. Des personnes passaient mais qui ferait attention à une fille assise sur la plage à pleurer ? Personne. Bienvenue à Los Angeles, dans le monde où vous êtes Mr et Mme Tout le monde. Tant mieux. Même si mon chez-moi me manquait affreusement depuis son départ. Ne pas penser à lui. J'y arriverais n'est-ce pas, à me relever et aller bien. Oui, c'était obligé. Je suis forte et je suis en pleine forme. Et des projets pleins la tête, même sans lui. Je m'étais ma main devant mes yeux pour regarder le ciel sans être aveuglée par le soleil. J'aimais tellement cet endroit que je pourrais y rester encore des heures. Même en étant arrivée là depuis midi. Ma peau bronzait à peine, mes yeux étaient trop rouge à force de pleurer. Je les fermais et pensais juste à respirer. Une fois, deux fois.

Avec ce calme, je pourrais m'endormir. Mais quelqu'un avait décidé du contraire. Qu'est-ce qu'une personne en aurait à foutre d'une jeune asiatique en short, débardeur noir et tongues sur la plage, sérieusement ? Je ne voyais personne. Mais en ouvrant les yeux, éblouie par le soleil, je ne pus voir qui c'était. Son ombre m'était familière, mais il me fallu un moment entre me mettre assise et habituer à nouveau mes yeux au jour, pour enfin reconnaître Alexander. Si je m'attendais à le croiser ici, oh ça pas du tout. Si c'était bien ou si c'était mal, on verra bien. Tant que l'on se parle " normalement " tout devrait bien allé.

▬ Salut Alex , tu vas bien ?
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Alexander J. Harper
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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Lun 11 Avr - 17:45

« Failure find me
You set me up now
The sun is red as red as it gets
You hang me up now by my neck cause I'm a fate worse than death »
Get Scared - Sarcasm

Dernier jour de beau avant la pluie. Non, non, je plaisante. J'étais parti tôt ce matin. J'avais besoin d'un peu de solitude. Oui, j'avais abandonné Ben. Il ne m'en voudrait pas. Il savait que j'avais besoin d'un peu de calme et de solitude de temps en temps. Il comprendrait.

J'étais donc partit, après avoir passé mes mains dans les cheveux de mon amour et avoir laissé un mot sur la table. Au moins, il ne s'affolerait pas. Du moins, j'essayais de m'en convaincre. Je soupirais. Je m'étais, pour ainsi dire, exilé de chez moi pendant toute la journée. J'avais emporté mon appareil photo, et avais essayer d'aller là où je n'allais jamais. Caché derrière l'objectif, j'avais pris quelques photos, avant de ranger mon appareil.

Le soleil se couchait, lentement, teintant le ciel d'une douce lueur rose-orangée. Je marchais, ne sachant où mes pas me guidaient vraiment. Le doux bruissement des vagues me fit sourire. La mer m'attirait. Toujours. Je m'avançais, avant de retirer mes chaussures pour poser mes pieds dans le sable tiède. Un sourire se dessina sur mon visage. J'avançais lentement, en direction de l'eau. L'écume vint caresser mes pieds. Rien ne pouvait venir gâcher ce moment. Rien ne le devait, au moins.

Au bout de quelques minutes, je remontais. Une silhouette familière attira mon regard. Je m'approchais timidement d'elle. Était-ce Haruna, allongée là-bas dans le sable ? Je regardais un instant la demoiselle en short, avant de venir à ses côtés. Je me penchais vers elle. Elle avait les yeux fermés. Dormait-elle ? Mmmh ... Non, puisqu'elle venait d'ouvrir les yeux. Elle me fixa, sans sembler me voir, ou du moins, me reconnaître.

« Haruna ? »

La jeune femme se releva péniblement. A présent, je remarquais ses yeux rouges, ses cheveux défaits. Qu'avait-elle ? Elle pleurait ? Haruna qui pleure ? Tss ... Ce n'était pas très rassurant. Sa voix me tira alors de mes sombres pensées. La jeune femme me salua, et me demanda si j'allais bien.

« Mmmmh oui. Je crois. Mais toi, tu n'as pas l'air d'être en pleine forme, Haruna. Ne le nie pas ... »

Je devais faire attention à ce que je disais. Tout simplement parce que je savais que tout pouvait partir en vrille d'un instant à l'autre. Nous avions beau être des amis, notre relation n'en était pas moins instable.

Je m'installais à ses côtés, et tendis mon bras tatoué vers elle ... Avant de le laisser retomber. Je devais avoir l'air con. Nous n'étions plus ensemble, et certains gestes ne m'étaient plus autorisés. Hem ... Je détournais un instant le regard. Le silence s'installa, pendant quelques minutes. Oh non.

« Haruna ? ... Dis-moi, qu'est-ce qui t'es arrivé ... pour être dans un état pareil ? D'habitude, tu es toujours en train de sourire et c'est moi qui ... heum ... pleure ... » lançais-je, avant de lui adresser un faible sourire.

C'était pour ça que nous nous étions quittés. A cause de mon côté pessimiste, de mon "j'en ai marre de la vie". A cause de moi, encore une fois. Vraiment, parfois, je devais être chiant. Non, souvent. Bref.

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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Mar 12 Avr - 16:21


Moi qui pensais qu'il ne me reconnaîtrait pas si facilement, j'avais eu bien tort, mais qu'importe, je n'étais pas vraiment connectée pour l'instant alors j'aurais bien pu me tromper de prénom que je ne l'aurais sûrement même pas remarqué. En tailleur devant lui, je remarquais son appareil photo. Je devais l'avoir dérangé dans ses prises. Ce devait être le seul point commun entre nous qui nous est vraiment rapproché au point de sortir ensemble. Non pas que j'ai été malheureuse avec lui, simplement que l'on était très différent au final. Et certaines différences ne peuvent être effacées, même avec beaucoup de temps. Bref, ce n'était pas le moment de se rappeler de ça je suppose, même s'il restait mon dernier ex en date ... enfin non, plus maintenant.

Mon regard se baissait quand je remarquais qu'il me fixait. Il reprit la parole. J’étais tout ce qu’il y a de plus mal à l’aise au monde. Je ne me sentais vraiment pas bien. Oui, il y avait quelque chose qui n’allait pas. Non, je ne le renierais pas, mais je n’arrivais même plus à aligner deux mots. Ce genre de blocage qui intervient quand j’ai une personne que j’apprécie énormément en face de moi, mais dont je ne suis pas certaine qu’elle pourrait comprendre ce que je ressens sans prendre ses mots comme des critiques.

Sentir qu’il était proche de moi me fit un coup de chaud. Je ne pensais pas qu’il s’intéresserait tellement que ça à mon cas. Qu’étais-je pour lui finalement ? Je n’en savais rien. Ex, ami, est-ce que l’on peut vraiment transformer de l’amour en amitié ? Non, je ne crois pas. Pas sans séquelles en tout cas. Ce serait comme manger du chocolat en croyant ne pas prendre de poids. Du coin de l’œil, je vis ses doigts se rapprochés de moi, quand il stoppa vite ce geste. Je ne savais même plus si j’aurais accepté ce geste de réconfort ou si notre rencontre serait – comme certaines autres – partie si vite en vrille que l’on se serait disputé violemment.

Les mots ne venaient toujours pas. Comment exprimer cette douleur alors qu’elle nous tue presque, impossible. Quelques phrases ne résumeraient pas assez ce que je ressentais. Et en parler des heures ne serviraient à rien, vu que les mots sont si éphémères qu’ils ne reviennent à rien. Alex parla à nouveau. En même temps, mes seules actions étaient faites par mes yeux qui voyageaient de temps à autre vers lui. Mon corps devenait tellement dur, comme un bloc de béton, que je venais à me demander si je resterais toute la nuit ici. Sa phrase réussit quand même à me décrocher un sourire. En même temps, il n’avait pas tort, les rôles étaient bel et bien inversés. C’était étrange, dérangeant même.

▬ Ça ne va pas, en effet

Une petite phrase qui venait de sortir toute seule. Je ne savais pas combien de temps ça prendrait, mais il n’avait pas l’air pressé de me laisser là. Ma tête tournait légèrement vers lui pour le regarder. Il n’avait pas changé. Peut-être avait-il l’air un peu plus heureux, je ne saurais le dire. La tristesse est facile à cacher pour certaines personnes, ils la ressentent tellement souvent qu’ils la cachent derrière un sourire ou deux. Pour d’autres qui ne connaissent pas vraiment ça, c’est plus compliqué.

▬ Il … il est partit

Retenir des larmes, je ne pensais pas que ça puisse être si dur. En même temps, j’aurais préféré ne jamais à avoir à éprouver la tristesse. Pas de cette façon du moins. Je soupirais entre mes lèvres et regardais à nouveau le soleil qui perdait petit à petit de l’altitude. Allait-il comprendre serait une bonne solution. Un indice ne ferait peut-être pas de mal, mais je serrais à ce moment-ci tellement fort les dents pour ne pas craquer que je ne pouvais plus prononcé ou chuchoté un seul mot. Il devra se contenter de ce petit peu. Mes yeux se fermèrent doucement. Une bonne solution pour cesser les larmes de monter, pas vraiment, mais tout était dans la tête. J’inspirais doucement l’air salé alors que j’avais l’impression de tomber dans un vide immense, sans pouvoir me réveiller, ou me relever. Cette sensation affreuse que tout est terminé. C’est ça que tu ressens, Alex, tous les jours je suppose. Dommage que ce ne soit que maintenant que je puisse te comprendre …
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Alexander J. Harper
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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Mer 13 Avr - 17:56

Mon idée que les rôles étaient inversés arracha un sourire. Bon, nous étions sur la bonne voie. Après des minutes de silence pesant, Haruna se décida enfin à dire qu'en effet, ça n'allait pas. La voir ainsi m'attristait, me brisait le coeur même. Surtout que la vérité avait l'air terrible. Jamais je n'avais vu Haruna dans un tel état. Elle avait l'air brisée, cassée en deux.

Elle me regarda un instant. Ses yeux étaient tristes. Non, vraiment, je ne l'avais jamais vue comme ça. Elle faisait presque peine à voir, et je ne le pensais pas méchamment. Ce n'était pas non plus de la pitié. C'était la vérité. Alors, Haruna pouvait compter sur moi pour rester avec elle jusqu'à ce qu'elle se sente un peu mieux.

Haruna murmura alors quelques petits mots. "Il est parti". Je forçais un instant les sourcils. Mmmh ... Qui ça, il ? Son dernier petit ami en date ? Heu ... C'était ... Romain ? Non ? Si. J'avais toujours cru que c'était un gars bien. L'idée qu'il soit parti, comme ça, en mettant Haruna dans un état pareil me déplaisait.

Chris. Voilà à quoi, enfin à qui, je pensais. Plus les jours passaient, plus j'avais l'impression qu'il était présent. Ou du moins, qu'il essayait de me rappeler son existence. Des moments de vie, que nous avions vécus ensemble, et d'une manière directe ou indirecte, que nous avions partagés. C'était idiot. Chris était mort. Et pourtant, j'avais l'impression qu'il me hantait. Toujours, toujours. Et surtout depuis que j'étais avec Ben. Serais-tu jaloux, Chris ? Cherches-tu, encore une fois, à me faire ressombrer dans le trou d'où je m'étais si péniblement tiré ? Cherches-tu à y faire tomber tous mes amis, en attendant que je vienne te rejoindre ? Chris ... Si tout cela était vrai ... Mais je devais me faire une réalité. Chris était mort, emportant avec lui une part de moi. Les fantômes n'existaient pas. Je ne devais pas me laisser sombrer dans cette douce folie. Tout serait tellement plus facile, sinon ... Si seulement la vie pouvait être simple ... Si seulement elle essayait d'arrêter de chercher à vous envoyer à la Mort. Si seulement la vie n'était pas une macabre pièce de théâtre.

Sans m'en rendre compte, mes mâchoires et mes poings s'étaient serrés. Dans mes yeux luisait certainement cet éclat de folie. J'étais fou. Rendu fou par toute cette tristesse. Et je m'imaginais des choses, pour faire passer. Sauf que, je commençais à me perdre dans mes histoires. Qu'est-ce qui était réel, finalement ? Le monde était rempli d'illusion, alors qui me disait que je n'étais pas en train de rêver ? Enfin, de cauchemarder, plutôt ... J'avais envie que, une bonne fois pour toutes, tout cela se termine.

Je fermais les yeux. Avant de tourner ma tête vers Haruna. Elle serrait les dents, elle aussi. Pour ne pas céder aux larmes. Elle n'était pas en état de parler. Je fixais mes pieds, avant de resserrer lentement mes poings. Devais-je combler ce silence ?

« Romain ? ... Tu sais, Haruna, un jour, un ami m'a dit que la vie cherche à te retirer tous tes points d'appuis. Elle veut te faire tomber, elle essaie, sans arrêt, de t'entraîner dans un gouffre sans fond. Parfois, tu chutes, tu te rattrapes à quelque que chose de soi-disant stable. Faut pas céder. Juste essayer de toujours trouver quelque chose pour t'accrocher. Pour ne pas sombrer. »

Je perdis un instant mon regard dans les vagues. Le ciel avait prit une teinte de sang. Je fermais les yeux. Parfois, on avait juste envie que tout s'arrête. Vraiment. Je m'allongeais alors dans le sable. Se laisser aller ... Mmmh, l'idée était si tentante. C'est ça que tu ressentais, Chris ? Toi aussi, tu voulais juste tout abandonner ? Je te comprends, tu sais. De plus en plus chaque jour. Et même si tu m'as dit que je devais me battre, parfois, je n'en peux plus. Toi, tu as bien abandonné, non ? Alors pourquoi pas moi ? Hein ? Qu'est-ce que tu as à dire contre ça, Chris ? Tu n'es plus là.

« Enfin ... Tu vas t'accrocher, Haruna, non ? Tu as intérêt. Tu n'es pas seule. Tu trouveras quelqu'un qui te tendra la main, crois-moi. Aujourd'hui, ou demain, quand ? Je ne sais pas. Mais crois-moi. C'est tout ce que je te demande, Haruna ... »

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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Jeu 14 Avr - 12:10

Mon envie de m’enfuir grandissait tellement en moi, que j’étais proche de partir d’ici, de Los Angeles et retourner chez moi, pour toujours. En ce moment, j’en voulais à tout le monde. Je vous jure, la douleur est insupportable. Je n’aurais jamais pensé que l’on puisse se sentir si mal, si impuissante, et terriblement seule à ce point. J’aimerais tant que tu reviennes, pouvoir te serrer contre moi, humer ton odeur et me dire que tout ira bien, tellement bien. Ce n’est qu’un rêve. Même si tu revenais, ça me ferait encore plus mal de te revoir partir. Tu resteras toujours dans mon cœur, c’est peut-être ça le souci finalement. On n’oublie jamais une personne que l’on a aimé et c’est la pire sensation humaine je trouve. Essayer de m’endormir sans penser à toi, ça revient à dire que tu n’as jamais existé, alors que c’est faux, totalement faux. C’est aussi ça le problème. Tu es encore réel à un tel point que tu me hantes. Comme si une partie de toi avait prit place dans tout mon corps. Je hais ce sentiment, je te déteste même, autant que je t’aime encore …

Petit à petit, tout s’évaporait. Que pouvais-je faire de toute manière à part être là et me lamenter. Me battre. La bonne, mais alors excellente blague. La raison pour laquelle je vivais s’en va et je dois tenir debout. Arracher moi les deux jambes dans ce cas, je tomberais dans le sens premier du terme, les gens comprendront peut-être mieux de cette façon ce creux que j’avais. Ce battement qui se révélait instable, comme il ne l’avait jamais été. Un coup d’œil furtif vers Alex. Ses poings étaient serrés à l’extrême et sa mâchoire devait lui faire tout aussi mal que la mienne. Pourtant, je ne savais pas pourquoi. Etais-ce par compassion ou par pitié de moi ? Non, je le savais. Même si nous n’étions pas resté assez de temps ensemble pour que je le connaisse par cœur – finalement, même la personne que l’on aime, on ne la connaît jamais assez – il y avait autre chose.

Quelque chose qui m’échappait infiniment de lui, et je ne pourrais pas savoir ce que c’est. Je revins au ciel et ne laissais toujours pas passer de larmes. Un chagrin d’amour, c’est idiot de pleurer pour ça n’est-ce pas. Ce n’était pas comme s’il était mort. Je ne savais même pas ce qui était le pire : qu’il soit mort alors que nous étions ensemble, amoureux ; ou qu’il soit partit – comme c’était le cas – et ne pas savoir pourquoi. Dans un cas comme dans l’autre, la souffrance était reine et nous utilisait comme des pions. Elle doit bien s’éclater elle, à nous faire tant de mal. Pourquoi moi, pourquoi pas. Cercle vicieux dont personne n’échappait et ne pouvait s’en tirer sans une atroce envie de tout abandonner, tout.

Premier mot, premier coup. La lame s’introduisait si facilement que le précédemment saignement reprenait de plus belle. J’aimerais oublier ce prénom, le chasser pour de bon de ma tête, ne pas voir ton visage à chaque fois que j’entends, même en chuchotant, ton prénom que je chérissais tant. Mes larmes ne pouvaient plus rester dans mon corps. Heureusement, elles restaient silencieuses. Tout comme moi. Tout comme toi quand tu t’en es en aller. Je ramenais mes jambes contre moi. Mon corps tout entier n’en pouvait plus de cette torture. J’écoutais chacun des mots du garçon, mais j’arrivais même plus à faire la part des choses. L’écrasement d’une vague sur le berge me secoua, comme si je l’avais prit de plein fouet. " Quelque chose pour t’accrocher ". Pour encore avoir mal après, non, je ne le supporterais pas une seconde fois.

Mon silence resterait graver dans ma mémoire. Moi qui avais pour habitude de parler et rire au moins une fois toutes les cinq minutes. Ce traumatisme là s’avérait vraiment grave. Mais je ne voulais pas que quelqu’un s’inquiète, que se soit mes amis ou encore moins ma mère. Je n’arrivais même pas à m’accrocher à elle. Ce trou dans ma poitrine, elle ne pourrait pas le remplir, même jusqu’à la fin de sa vie. Je ne préférais pas lui dire quand j’ai mal, elle n’avait pas besoin de prendre encore soin de moi, elle l’avait fait jusqu’à ce que je décide de partir. Même ça j’arrivais à le regretter. J’aurais du rester dans mon Japon adoré et ne jamais en partir … Le corps d’Alex s’affaissa dans le sable, alors que je luttais toujours pour ne pas éclater en sanglots.

Encore des mots, Alex, je t’en supplie, arrête. Tu as été comme lui. Tu ne t’es que regarder toi-même sans regarder ce que je ressentais. Pourquoi serait une question stupide maintenant. Tu dois être heureux, tout le monde l’est à un moment de sa vie. Juste un instant, avant que tout ne s’écroule. Tu es en couple à ce que l’on m’a dit, alors pourquoi tu t’inquiètes pour moi alors que l’on a plus rien à voir, plus rien en commun, sauf l’objectif que tu as avec toi. Si je suis seule, mais est-ce que tu peux le comprendre, ou bien tu seras encore tellement concentré sur le fait que tu détestes ta vie pour le voir ? Quelqu’un, quelqu’un. Non, jamais, si tu peux comprendre, tu verras que je ne veux plus jamais éprouver ce sentiment, il fait trop mal. Te croire, te promettre, mais comment je le pourrais … Lui aussi m’a fait croire en lui, lui aussi m’a promit des choses. Au final, rien.

▬ Je …

Penser est plus facile que parler. Surtout avec une voix aussi brisée. J’aimerais tout lui dire, mais rien ne passait assez convenablement pour que je fasse la seule petite phrase. Je séchais mes larmes et fermais mes yeux, tout en m’allongeant à côté de lui. Je voudrais du silence pour le reste de ma vie, mais je suppose que j’en aurais assez pendant ma mort. « Pour ne pas sombrer ». Mais qui sera là pour m’aider, Alex, même toi tu n’en as pas la réponse. Tu as ta vie, j’ai la mienne. Combien de temps dura la tienne, combien de temps dura la mienne, chacun est maître de son destin, sauf quand les autres la changent.

▬ Tout n’a plus aucun sens maintenant

Comment l’annoncer plus simplement que ça. Mes yeux s’ouvrirent à moitié pour regarder le ciel. La lune commençait à se dessiner dans le ciel. C’était le pire, le soir. Dans le noir, personne ne voit les larmes d’une personne, surtout quand elle pleure silencieusement. Comme sous l’eau. Elles revinrent doucement, coulant de mes yeux à mes tempes pour finir leur course folle dans mes cheveux. Je n’avais ni envie de rentrer chez moi, ni envie d’aller autre part. J’aimerais juste rester là et attendre que ça passe, si un jour ce sentiment s’efface au point de tout recommencer.
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Alexander J. Harper
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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Ven 22 Avr - 9:41

Je fermais les yeux, et attendais. Devais-je continuer, au risque de la blesser ? Ou me taire ? Comment réussir à atténuer ses souffrances ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Moi aussi, j'aimerais bien tout abandonner. Ne plus essayer de m'accrocher. Mais ... Je ne peux pas. Allez savoir pourquoi. Je reste ici, et j'essaie de vivre. Encore, et encore. Je ne veux pas abandonner. Enfin, je ne peux pas.

En fin de compte, j'aurais peut-être dû suivre Chris dans toutes ses conneries. J'aurais peut-être dû plonger, moi aussi, dans la drogue. Jusqu'à en mourir. Ça aurait peut-être été mieux. Je n'aurais emmerdé personne. Je n'aurais plus jamais souffert. Mais ça, c'était la solution dite "facile". Et puis, je n'aurais jamais rencontré Ben. Je serais passé à côté de temps de choses ... Peut-être que, parfois, il faut souffrir. Enormément, certes, mais souffrir quand même. Il faut garder espoir. Oui, c'est un truc de vieux, mais qui sait s'ils n'ont pas raison ? Qui est mieux placé qu'un autre pour parler de ces choses-là ? Personne. Chacun a une vision différente de la vie, et de la mort. Quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse.

Un petit mot, minuscule, de la part d'Haruna. "Je". Je garde le silence. Parle, Haruna. Essaie. Il faut finir ce travail avant qu'il ne soit trop tard. Parle. Je ne peux pas faire grand-chose, moi. Juste espérer. Prier pour que tu te remettes tant bien que mal. Ton silence est insupportable, Haruna. Pourquoi ? Parce qu'on sent que tu as mal. Et qu'on ne peut rien y faire. A part peut-être passer un baume qui n'aura plus d'effets avec le temps.

La jeune femme s'allongea à mes côtés. Je regardais le ciel, et évitais de trop croiser son regard. On voyait à peine les étoiles dans le ciel, à cause de cette foutue pollution lumineuse. Qu’y pouvions-nous de toute façon ? A part éteindre toutes les lumières ?

La jeune femme murmura alors une phrase. Je tournais un instant ma tête vers elle. Non, cela n’avait aucun sens. La vie n’avait pas de sens. Il fallait le lui donner soi-même. Et c’était quelque chose de difficile. D’instable. Alors que veux-tu que je te dise, Haruna ? Que, même si tu parvins à donner un sens à ta vie, la souffrance s’effacera ? Tu le sais, aussi bien que moi, que c’est faux. On peut la cacher, l’oublier quelques instants, mais pas l’effacer. C’est comme ça. On n’y peut rien.

A présent, je voyais, à la lueur de la lune, quelques perles brillantes qui coulaient sur ses joues. Je l’observais, avant d’approcher doucement ma main. Je passais calmement un doigt sur les sillons que laissaient ses larmes. Je fermais un instant les yeux. Avais-je peur de sa réaction ? Un peu, oui. Je ne savais pas comment elle allait interpréter mon geste. Elle pouvait tout aussi bien ne rien dire que s’énerver. Et tout partirait en vrille. Comme d’habitude, je dirais. Il est vrai que parfois, j’avais un peu de mal à cerner les limites avec Haruna. Enfin bon …

« Haruna … Je … C’est difficile, je sais. Mais tu dois vraiment comprendre qu’il ne faut pas te laisser abattre. D’accord Haruna ? »

Je murmurais doucement mes mots. Espérons qu’elle réagisse bien, et qu’elle n’explose pas. Je n’avais pas envie de perdre Haruna à cause de mes mots. Vraiment pas. Je voulais juste qu’elle aille un peu mieux, qu’elle soit capable de se relever. De se convaincre elle-même qu’il faut constamment se battre pour espérer avoir une existence quelque peu paisible.

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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Dim 1 Mai - 20:17

Cette image de lui me revient toujours en tête. Passer à autre chose, ne plus trop y penser et n’en tirer que le meilleur. Sérieusement les gens, vous y croyez à tout ça ? Moi non. Tenter pour m’écraser au final, je ne désirais pas vraiment ça, merci, j’avais assez donné. Pourtant, ce n’était pas comme si j’avais le choix. Enfin, je me laissais trop avoir par les paroles d’Alex sûrement, mais il n’avait pas si tort que ça. Est-ce si égoïste que ça de vouloir mourir ou bien est-ce que c’est juste le fait de penser aux autres personnes que l’on aime qui pleuraient tout au plus pendant le temps d’une cérémonie qui est si dur pour l’être humain à capter ? Le malheur serait alors moins éternel que le bonheur. Impossible. Tout se brouillait dans ma tête. Il m’apaisait de sa présence, mais un geste ou un mot de travers et j’étais prête à exploser. Même si je ne voudrais en aucun cas m’en prendre à lui. Juste qu’il serait au mauvais endroit au mauvais moment.

Le sable chaud contrastait si bien avec la fraîcheur qui prenait de plus en plus de terrain. Tu te souviens Romain, quand on était tous les deux sur cette même plage, devant ce même spectacle. Notre rencontre – aussi catastrophique soit-elle – avait été pour moi le plus beau cadeau au monde. Sur le port, aussi, quand j’avais rencontré pour la première fois ton frère. J’avais au bien peur, c’est clair, mais ça avait été notre premier baisé, la première fois où l’on était tous deux sans avoir bu et parfaitement capable de s’avouer nos sentiments l’un à l’autre. Quand ton frère m’a invité chez vous … Tu vois, je n’ai rien oublié. Je n’arriverais pas à penser à autre chose, et surtout pas à quelqu’un d’autre. Rends-toi compte combien j’ai mal. Mais tu ne regretteras jamais, je le sais plus que n’importe qui.

Ses doigts sur ma peau ne me firent ni sursauté, ni froncer les sourcils. C’était juste " normal " si je pouvais me permettre ce terme. Il était là, je pleurais, il me réconfortait. Je ferais de même à sa place. N’est-ce pas ce si beau mot que l’on associe, « ami » oui, c’est exactement ça. Dommage que l’on le mette à toutes les sauces. Depuis ma séparation avec Romain, je n’avais vu personne. Ses potes avaient aussi prit la fuite avec lui, et les amis qui me restaient n’était plus vraiment là pour moi. En même temps, je ne pouvais pas les blâmer, je restais tellement avec lui que je n’avais plus prit de temps pour le reste des personnes qui comptaient pour moi. Comme quoi, l’amitié était plus importante que l’amour. Je ne tiltais que de ça maintenant par contre. Le silence m’était insupportable, mais il le combla à mon grand bonheur.

▬ Si je te dis « oui » Alex, je te mentirais. Mais …

Il a toujours un " mais ", sauf quand tu m’as lâché Romain. À ce moment-là, il n’y avait qu’un « adieu » sans retour en arrière possible. Même pas de « mais tu peux partir avec moi ». La vie aurait été bien trop clémente avec moi, c’est clair. Je me tournais – juste le visage – vers mon ami. Les paroles qu’il venait de me prononcer, si j’avais été déjà encore énervé, je les aurais très mal prise, sauf qu’à part de la tristesse, je ne ressentais rien. Rien du tout. Comme si l’on avait extrait tout le reste. Même l’envie de tout casser ou me faire mal à en mourir. Finalement, je comptais vivre. Stupide idée au passage.

▬ Je … idioties … j’essayerai, ce n’est pas comme si j’avais le choix en fait.

Un léger sourire pour lui, et je me tournais à nouveau vers le ciel. Le temps n’avait aucune importance. Enfin, pour lui peut-être. Je n’avais pas entendu des masses à son sujet, même rien du tout en fait. Etant tout le temps collé avec mon copain – eum, ex, pardon – je n’écoutais plus le monde extérieur. Ça détruit à petit feu l’amour. On pense tout gérer, tout contrôler et paf ! Plus rien.

▬ Merci d’être là. murmurais-je faiblement, ayant inspirer à fond avant de sortir ce petit remerciement qui était si sincère et précieux à mes yeux.

(désolée du retard ><')
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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Jeu 2 Juin - 18:21

Haruna. Ah. Te voir souffrir, c’est si … Insupportable. Et ce silence … Insupportable, lui aussi. Je la suppliais. De remonter la pente, de tenir, encore. De résister. De ne pas se laisser abattre. De trouver un point d’appui. De ne surtout pas sombrer. C’était difficile, mais … Je voulais tellement la voir sourire à nouveau. L’entendre rire. Je voulais qu’elle soit heureuse. Pas malheureuse.

Haruna me lança que, si elle disait « oui », elle me mentirait. Haruna … Si seulement, si seulement tu pouvais lutter. Tu en es capable, je sais. La jeune femme tourna la tête vers moi. Je la fixais, le regard suppliant. Si seulement … Oh, Haruna, s’il te plaît …

Elle hésita un instant. Avant de me dire qu’elle essaierait. Un petit sourire se dessina sur mon visage. Ce n’était pas comme si elle avait le choix, oui. Et non. Mais, il lui restait tant de belles choses à vivre. Ce n’était pas en prennent l’issue de la mort qu’elle pourrait en profiter. La jeune femme tourna à nouveau sa tête vers le ciel, et je fis de même. S’il le fallait, je resterais l’éternité ici. Jusqu’à ce qu’elle se sente mieux. Jusqu’à ce qu’elle m’envoie balader.

Le temps s’écoulait. Et tout d’un coup, un « merci d’être là » s’échappe de ses lèvres. Je ne dis rien. Mais un sourire se dessine sur mes lèvres. C’est tellement plus agréable quand on ne se dispute pas. Mais … Mais malheureusement, tu es triste, Haruna. Si seulement ça pouvait changer … Et alors ? Et alors tout serait parfait, puisque tu serais heureuse. Je suis sincère.

Je ferme les yeux. J’écoute. Le bruit de l’eau sur le sable, le remous des vagues. Le cri des mouettes. Le souffle d’Haruna. Je respire. L’odeur des embruns. L’odeur d’Haruna. Je sens. Le sable sous ma peau. Rien d’autre. J’enfonce mes doigts dans le sable doux et chaud. Si seulement la vie était aussi simple. Mais rien n’était simple. Je l’avais compris, à mes dépens.

Certains jours, je regrettais de ne plus être un enfant. Tout semblait si simple à l’époque. Même si on mettait de côté le « non-amour » de la part de mes parents, ma solitude, mon silence. Même si l’on mettait de côté le fait que j’étais le souffre-douleur de tout le monde. Quand on est encore un enfant, on se dit que demain sera un autre jour, et que l’on se fera des amis.

Est-ce que je regrette le passé ? Oui. J’ai envie de revenir cinq ans en arrière. J’ai envie de me retrouver dans les bras de Chris. Sous sa protection. Mon grand-frère, mon amour. Mais … C’est fini. Tu n’es plus là, Chris, il va falloir que je m’y fasse. Il va falloir que je grandisse, que je te mette dans un coin de ma tête. Sans t’oublier. Mais sans trop penser à toi.

Je me redresse, et ouvre les yeux. Combien de temps c’est écoulé ? Aucune idée. Je n’ai pas envie de savoir. J’étais perdu dans mes pensées. Comme si, d’un coup, le départ de Romain faisait ressurgir le départ de Chris. C’est fou, mais pour moi, il y avait tellement de choses qui étaient liées à lui. Il était tout, au fond. Mais c’est fini, que je me le mette bien dans la tête.

« Tu ne trouves pas que c’est … reposant, ici ? Et en même temps … On s’évade … On pense à tout, et à rien en même temps. On pense à ceux qu’on a perdus. Mais … Il faut bien ouvrir les yeux, et se relever. Il faut mettre tout ça de côté, et continuer. C’est pas facile, mais faut essayer. Tu comprends ? »

J’ai beaucoup aimé ton post, mais le mien est nul, désolé. Et en plus, j’ai un mois de retard. Impardonnable.

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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Jeu 2 Juin - 19:55

J’aimerais que tout ne soit qu’un banal cauchemar. Que Romain revienne. Non, pas ça. Juste une autre personne que je pourrais aimer. Mais je doute que ça puisse arriver. Il faudrait pour cela que je sorte, que j’aille parler avec les gens, que je souris, que je m’amuse. C’était encore très dur. Pourtant, j’avais dit à Alex que je ferais un effort, et je ne compromettrais cette parole, parce qu’il est un ami avant d’être l’un de mes ex. Je l’aimais – en amitié – trop pour mentir. Et puis, savoir que l’on fait une promesse à quelqu’un, c’était comme un point d’attache, et ça fait du bien, énormément. Plus le temps passait, plus j’avais une curieuse envie de me montrer plus forte, même si la blessure était encore ouverte à m’en torturer pendant des heures. Il fallait juste que je me relève et que tout aille mieux.

Haruna ▬ Tu le fais, je le fais

Souriais-je en le regardant et en me mettant assise. Si j’arrivais à le faire sourire et bouger, j’aurais au moins gagné ça et c’était déjà … énorme oui. Et puis, si on restait là à ruminer tous les deux, on n’avancerait pas. Je me levais doucement, la tête légèrement à l’ouest encore, et souris faiblement. Mieux que rien allons-nous dire.

Haruna ▬ Je comprends

Répondis-je en me mettant devant lui et en lui tendant la main.

Haruna ▬ On va manger et on sort ?

Toujours pas d’enguelade, c’était une première. Mais je n’étais pas d’humeur à ça. Peut-être que ça partirait en vrille à un instant ou un autre, mais pour le moment, c’était juste calme. Je préférais ça et puis, je lui ressemblais on dirait au final. Si on était maintenant ensemble, j’étais presque sûre que ça marcherait. Presque parce qu’au bout d’un moment, j’en aurais à nouveau marre de sa « moue-attitude » et que je voudrais faire plus de choses, m’amuser quoi. Mais lui, il se remémorait encore trop son passé. Je ne pouvais pas me le permettre. J’étais ici pour être heureuse et vivre. Et je le ferais !

(je te pardonne, don't worried ♥ et ton post est super va !)
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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   Sam 18 Juin - 7:36

Tu le fais, je le fais. Un pacte. Une promesse. Je laissais échapper un sourire. Elle comprenait. Un petit sourire s’était dessiné sur son visage. Première victoire. Haruna se tenait devant moi, la main tendue. Je l’attrapais, et me relevais. Je secouais mon pantalon, pour en chasser le sable.

La jeune femme me demanda si on allait manger quelque part, avant de sortir. Je la regardais, en souriant. Ah, c’est déjà un peu mieux quand tu es comme ça, Haruna … Rien que l’esquisse d’un sourire sur son visage me rassure.

« Oui, tu as raison. Faut pas qu’on reste là, comme ça. »

Vivre. Bouger, sourire. Sans jamais cesser d’y croire. C’était possible. On pouvait s’accrocher. Se raccrocher à quelque chose. Tenir. Je laissais échapper un sourire. Tu avais raison, Chris. Je me dirigeais ensuite, aux côtés d’Haruna, vers l’entrée de la plage. Je renfilais mes chaussures. Mmmh … Où aller ?

« Mmmh … On file à la cafèt’ ? Et après … On peut aller voir un film, si tu veux. »

Je lui adressais un sourire. Au moins la cafèt, ce n’était pas trop cher. Accessible. Et en plus, ce n’était pas trop loin. On pouvait y aller à pied. C’était pratique. Nous marchâmes vers le bâtiment. Silence. Pas un mot. Pourquoi ? Parce que pour l’instant, il n’y avait rien à dire. Je souriais, juste. Tout ça était agréable. Haruna recommençait à sourire, elle aussi. A laisser éclater légèrement son bonheur. On ne s’était même pas engueulé. Alors que d’habitude, chacune de nos rencontres, ou presque, se soldait par une dispute. Profitons-en !

Je laissais la jeune femme se servir avant moi, puis me pris une salade. Je ne suis pas un morfal. Je devrais peut-être manger plus, en même temps, mais bon … Je ne vais pas en mourir. Oh et puis zut ! Laissez-moi tranquille. Je filais m’installer, après avoir payé pour Haruna et moi. Nous pouvions tenir cette soirée, sans nous disputer. J’en étais certain. Il suffisait juste d’y mettre un peu de bonne volonté.

« Bon appétit. » lançais-je, sourire aux lèvres.

Je réponds de plus en plus vite ! *BAM* Nan, je plaisante. Désolé de l’attente.

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MessageSujet: Re: •• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander   

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•• les gens sont présents pour rappeler chaque jour la douleur que l'on cherche désespérément à oublier ; pv alexander
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